L’impression 3D

Il y a quelques mois j’ai acheté une imprimante 3D, comme c’était ma première j’ai préféré m’orienter vers quelque chose de pas cher, j’ai donc acheté la Dagoma DiscoEasy 200. (que vous pouvez retrouver ici)

Aujourd’hui j’ai envie de faire un retour dessus, après quelques mois d’utilisation et plusieurs kilos de PLA je pense pouvoir donner mon avis dessus.

Ma dagoma DiscoEasy200

I) Le montage

Cette imprimante est à monté soi-même, ça peut faire peur mais en fait c’est plutôt une bonne chose, monter son imprimante 3D c’est amusant et assez simple. Un peu comme monter son propre PC 🙂

De plus lorsque l’on monte son imprimante 3D on apprend le fonctionnement de l’imprimante.

Connaitre le fonctionnement de son imprimante peut être anodin de prime abord mais en réalité c’est bien car il y a beaucoup de choses à régler et comprendre ce qu’on règle c’est mieux.

II) Les réglages

Il faut faire particulièrement attention à certains réglages, ici je vais faire une liste de ces que je considère les plus importants.

  • Le parallélisme : cela consiste à vérifier que la tête d’impression est bien parallèle au plateau, si ce n’est pas parallèle lors de l’impression de grande surface on risque d’avoir des soucis car quand la tête sera à un certain endroit elle sera plus ou moins haute par rapport au plateau.
  • Le Z offset : c’est la distance entre la tête d’impression et le plateau, c’est très important pour que l’impression accroche bien, si la tête est trop loin du plateau le plastique n’accroche pas, si elle est trop poche la surface d’impression risque d’être abimée.
  • La température : plus le plastique est chaud et plus il coule, à l’inverse plus il est froid et plus il est dur.
  • La vitesse d’impression : la vitesse dépend des imprimantes, la mienne peut imprimer de 30 à 100mm par seconde.
  • La précision de l’impression : 100microns, 150microns ou 200microns, c’est « l’épaisseur » d’une couche, plus la précision est basse et plu sil faut de couche de plastique et plus le résultat est détaillé.
  • Vérifier bien les courroies, qu’elles soient bien tendues sinon vous risquez d’avoir des décalages durant l’impression.
  • Bien huiler tout ce qui doit l’être, l’imprimante sera moins bruyante et plus précise.

Attention ! La température, la vitesse ainsi que la précision sont liées, je vous conseille de faire beaucoup de test pour bien régler l’imprimante. Il ne faut pas imprimer trop vite mais votre vitesse dépendra de la température de votre plastique, etc. Faite des tests 🙂

III) Au niveau logiciel

  • Les fichiers .stl : ce sont les modèles 3D à imprimer, ils peuvent aussi être sous forme « .obj » et d’autre mais les logiciels de slicing ne les ouvres pas spécialement tous.
  • Logiciel de slicing : c’est un logiciel qui va récupérer les .stl (« obj« , et autres dans certains cas) et les découper en couche pour ensuite en faire un fichier .g
  • Fichier .g : un .g est un fichier text avec les coordonées des axes ainsi que les vitesses, etc. c’est le fichier qui dit à l’imprimante quoi faire.

Il existe pas mal de slicer pour ma part j’utilise Cura by Ultimaker, Dagoma dispose de son propre slicer, un dérivé de Cura, avec beaucoup moins d’options mais vraiment très bien pour commencer, j’ai effectué beaucoup d’impression à partir de Cura by Dagoma, ensuite je me suis lancé sur Cura by Ultimaker pour avoir plus de libertés.

    

A gauche Cura by Dagoma et à droit Cura by Ultimaker

IV) Une impression

Pour faire une impression on commence par trouver un modèle 3D, ils peuvent être trouvés sur des sites de référencement comme thingiverse ou encore Myminifactory (il en existe plein d’autres), ou on peut créer son propre modèle 3D via des logiciels de modélisation comme par exemple Blender, Fusion360, Maya, etc.

Ensuite on ouvre notre modèle 3D avec notre slicer, on fait nos réglages (ou on garde ceux par défaut), ensuite on copie notre .g sur la carte SD et on peut imprimer (à condition d’avoir mis le filament dans l’imprimante).

Conseil : Je conseil fortement l’obtention d’un écran (l’écran est à part de la DiscoEasy200), je trouve l’écran vraiment indispensable, on peut imprimer sans mais c’est beaucoup mieux de l’avoir.

V) Support et surface d’adhésion

Certaines pièces nécessitent de faire des supports, la plupart du temps s’est précisé sur la page du modèle 3D. Les supports sont des colonnes imprimer sous certaines surfaces pour pas que l’imprimante ait à imprimer dans les airs.

Les surfaces d’adhésion (au niveau logiciel, brim, skirt, draft) sont utiles si vous avez de grandes pièces qui risquent de se décoller.

Quant au support physique, j’ai beaucoup imprimé sur du scotch bleu, ce n’est pas mal mais ça cause quelques soucis, le scotch s’use vite, de plus si vous êtes trop proche du scotch il risque de coller à la pièce et avoir des bouts de scotchs collés sous la pièce ce n’est pas le top.

Je préfère utliliser le buildtak, il a une bonne accroche et dure plus longtemps que le scotch.

    

Sur ce bust de Deadpool on voit que les bras vont être imprimés dans le vide, on ajoute donc des supports.

VI) Au final

Monter une imprimante 3D, s’amuser avec tous les réglages, faire un tas de test, c’est très fun mais ça prend beaucoup de temps. C’est relativement cher (300 euros l’imprimante, 50euro l’écran, en moyenne 20euros par bobine, etc.) mais pas inabordable, ce n’est certe pas la meilleure imprimante du marché mais elle est excellente pour débuter.

Alors si vous avez du temps, un petit peut d’argent, et envie de vous lancer dans l’impression 3D, n’hésitez plus !

VII) Quelques impressions

Je vais vous mettre quelques une de mes impressions.

A gauche Super Meat Boy le héros du jeu éponyme (modèle : ici) et à droite une tête de Xénomorphe du film Alien

 

 

 

De gauche à droite : Un Tux, Yoda et un bust de Thanos

 

 

 

Un Ronflex et un Ectoplasma (peint) du jeu Pokémon

 

 

 

 

 

Un crane imprimé avec un filament ivoire et un crane de T-800 du film Terminator

Un boulier entièrement imprimé en 3D

 

Un crane qui s’ouvre, avec un cerveau à l’intérieur (le modèle ici)

 

Un collier inspiré du masque de Princesse Mononoké (modélisé par mes soins avec Fusion360)

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